• ENFANTS ET ADOLESCENTS

  • BAGNOLET

    Dr Agnès Aflalo, Mme Nathalie Georges-Lambrichs, Mme Laure Naveau

    « Les passions et les solutions de l'enfant et de l'adolescent »

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    • Proposer la présentation à l’enfant ou l’adolescent est un pari dont l'enjeu s’éclaire après-coup. À chaque fois la question se précise pour lui d’une part, d’autre part pour ses parents qui sont également invités à parler chacun à son tour, de ce qui s’est écrit, et de ce qui ne cesse pas, de ne pas s’écrire.
      L’analyste saisit là l’occasion d’explorer en raison comment s’articulent, ou ne s’articulent pas, les trois dimensions de l’expérience dégagées par Lacan dès la fin des années 50, et dont on peut suivre l’évolution tout au long de son enseignement : R, S et I. Qu’est-ce qui, dans le symbolique dont chacun fait usage en parlant, prime pour l’enfant ? Comment se nouent, ou ne se nouent pas, la parole et le corps ? Dès la « Question préliminaire… » Lacan nous invite à appréhender ce que peut être « un désordre au joint le plus intime du sentiment de la vie d’un sujet »1. Qu’en est-il dans la clinique contemporaine, marquée dans notre champ par ce que Jacques-Alain Miller a appelé, à la toute fin du siècle dernier, la « psychose ordinaire » ?
      Miller a appelé, à la toute fin du siècle dernier, la « psychose ordinaire » ? C’est dire que nous devons mettre en œuvre des moyens très précis, qui sont le fruit de l’expérience analytique, pour donner au sujet chance de faire entendre, nseulement ce dont il pâtit, mais les solutions qu’il a peut-être déjà conçues en son propre pour suppléer à la garantie que lui apporterait l’Autre, s’il existait.
      Les participants sont invités à éprouver la fermeté de ce dispositif en établissant le texte des présentations et en nourrissant celui-ci de leurs questions et de leurs élaborations propres.
      1 1. Lacan J., « D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose », Ecrits, Paris, Seuil, 1966, p. 558.

      Lieu : Centre Médico-psychologique – Croix Rouge française, 4 bis, rue du Lieutenant-Thomas, 93170 Bagnolet
      Dates : Le vendredi de 9h30 à 13h, de novembre 2016 à juin 2017

      Renseignements : Agnès Aflalo : 01 43 54 38 18
      Ligne 102 direction Bois Perrier - RER Rosny, arrêt : République Robespierre

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  • RUEIL-MALMAISON

    Madame Lilia Mahjoub

    « L’inconscient n’a de corps que de mots »

    La clinique psychanalytique de l’enfant, à la lumière des concepts et des notions de l’enseignement de Jacques Lacan.

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    • Comment définir l’inconscient ? Comment en parler ? Ce sont des questions qui sous-tendent celle que Jacques Lacan ne cesse de remettre sur le métier : Qu’est-ce que la psychanalyse ? Questions simples en apparence, mais ne nous y trompons pas, car même si nous pensons être familiers de la psychanalyse, nous pouvons difficilement être assurés de saisir ce qu’il en est réellement de l’inconscient ?
      Certes tout démarra avec Freud, puisque ce mot, ce « drôle de mot », comme le formulait Jacques-Alain Miller à l’adresse de Jacques Lacan en l’interrogeant sur l’inconscient, c’est lui qui le découvrit. De ce mot devenu concept freudien, Lacan dira, jusqu’à très tard, ne pas en trouver de meilleur. Ce n’est que dans les années soixante-dix qu’il y substituera un nouveau drôle de mot : parlêtre, sans pour autant renoncer au concept d’inconscient.
      Parlêtre, c’est un mot qui équivoque entre parole et être, cet être qui ne saurait s’appliquer à l’inconscient. Lacan souligna, en effet, que ce qui est de l’ordre de l’inconscient ne relève pas de l’être, ni du non-être, mais du non-réalisé. En d’autres termes, l’inconscient achoppe sur l’être, car il est difficile de lui donner une existence a priori. D’où, qu’il faille la parole, la parole libre, ce qu’on appelle l’association libre voire, pour reprendre une formulation de Lacan, la parlote. Sur le fond de la continuité de la chaine signifiante peuvent ainsi se produire, se présenter, les formations de l’inconscient, comme trouvaille. Elles émergent d’une faille, d’un arrêt, qui met sur la voie de l’inconscient. C’est à travers les phénomènes de trébuchement, d’achoppement, de faille et de fêlure, que Freud va chercher l’inconscient.
      Nous avons vu l’an dernier ce qu’il en fut pour Freud de l’analyse de son fameux rêve de l’Injection à Irma qu’il dit avoir analysé complètement. Nous avons suivi comment Lacan reprit ce rêve et en prolongea l’analyse, et ce, à maintes reprises de son enseignement voire tardivement dans celui-ci. Il démontra ainsi en quoi l’ombilic était à rapprocher du nœud, le sien, c’est-à-dire du réel par lequel doit s’orienter la psychanalyse. C’est ce qui lui fit énoncer, lors de son séminaire de 1975, que l’inconscient, c’est le réel, en rajoutant cependant que c’est le réel en tant que troué par le signifiant.
      Curieusement, l’on s’est souvent arrêté à la formule : « l’inconscient est réel ». Ceci a donné une approche des formations de l’inconscient comme étant quelque chose de suspect qui n’aurait rien à voir avec l’inconscient. Exit l’inconscient freudien ?Exit les formations de l’inconscient et le symbolique, c’est-à-dire notre outil pour opérer dans la psychanalyse ?
      Ce n’est pas ce qu’articule Lacan qui, prolongeant Freud, subvertit la conception de l’inconscient freudien avec sa réponse qu’est le réel, réponse qu’il dira symptomatique. Il dira encore que « l’inconscient participe d’une équivoque entre réel et imaginaire ». Le nœud de Lacan est réel parce qu'il noue le symbolique, l’imaginaire et le réel. C'est dire qu'aucune de ces trois dimensions ne peut comme telle être désignée comme étant le réel.
      Nous aurons donc à tenter de définir, avec Lacan, et ce, au fur et à mesure de son enseignement, le statut de l’inconscient. Et comme l’inconscient fut désigné, par lui, comme étant non pas ontique mais éthique, il conviendra de rapporter également cette dernière à la question de la position de l’analyste. Outre ce qui sera ainsi interrogé de l’inconscient et partant de ce que le psychanalyste peut en dire aujourd’hui, nous prolongerons notre réflexion avec ce que nous recueillerons de la clinique avec les enfants, et ce, à partir de la présentation de ceux-ci, à savoir une clinique qui s’appuie sur ce que Lacan a inventé selon son orientation par le réel.
      Les références bibliographiques qui étayeront cet enseignement seront indiquées aux participants, lors des premières séances.

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